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19 Heures
Emile Reynaud Autour d’une cabine (1895, 6’)
Reconstitution, à partir de l’original, d’un incunable des “Pantomimes lumineuses”, films peints par Émile Reynaud pour le Théâtre Optique, machine de son invention, premier système complet de projection d’images animées sonores trois ans avant le Cinématographe Lumière et présentée à partir de 1892 au Musée Grévin.
“Autour d’une cabine”, dessin animé pré-cinématographique, représente une charmante scène de bains de mer de la Belle époque, une plage, une cabine, la mer et les falaises, les mouettes et trois personnages, le parisien et la parisienne, le copurchic (dragueur estival de l’époque), un petit chien.
Un document rare, rescapé de la destruction du grand-Œuvre d’Émile Reynaud, inventeur et poète, peintre de films. D.W.
Pat O’Neill Saugus series (1974,18’30)
“Pat O’Neill entretisse ses images de poncifs qu’il retourne en mondes fulgurants, étirés, il implante simultanément des points de vues optiques et des échelles incompossibles comme dans Saugus Series et Foregrounds.” C.E.
Woody Vasulka The Matter (1974, 4' )
Dans The Matter, la plus simple des cassettes, sinus générés, ondes triangulaires et carrées, sont utilisés pour remodeler le cadre de projection, et l’image des structures pointillées est modifiée en conséquence en des formes d’ondes analogues. Les ondes qui forment l’image produisent également le son.
C-Trend (1974, 9' ),
L’image obtenue par une caméra filmant la rue est traitée par le Scan Processor (Le processeur de Balayage Rutt-Etra) programmé comme pour Reminiscence . Outils spéciaux : Multikeyer, HD Variable Clock, Scan Processor, Dual Colorizer.
Explanation (1974, 11'45)
Un motif synthétique en forme de grille est traité par le Scan Processor et incrusté sur un paysage synthétique. Le contrôle des paramètres de hauteur et de largeur du système crée des changements graduels de la position et de la taille de l’image.
Reminiscence (1974, 5')
Une bande tournée au portapack lors d’une promenade dans une ferme de Moravie, un lieu de la jeunesse de Woody, est traitée par le Scan Processor programmé pour que l’énergie de l’image (sa luminosité) soit traduite en degrés de hauteur des lignes de balayage. Outils spéciaux : Scan Processor, Dual Colorizer.
Robert Cahen Corps Flottants (1997, 12'55).
“Un Japon arrêté dans le temps; des hommes et des femmes attachés à leur terre et la travaillant; des corps flottants dans l’eau d’une source thermale...
C’est par le regard et le personnage d’un peintre (inspiré du roman de Sôseki, Oreiller d’herbes, dont les citations forment le “commentaire” libre de ces images), que nous faisons ce voyage, en quête d’une sérénité provisoire.
Le voyage de celui qu’il est partout “difficile de vivre” (Sôseki), et qui cherche dans la réalité matière à faire des tableaux, afin que pour lui, par l’acte de peindre, “il n’y ait plus de souffrance”. R.C.
Maki Satake A blink (2000, 8')"J'ai été prise en photo par mon père quand j'étais enfant.
Pendant un instant j'ai regardé l'appareil. Mais je ne me souviens plus du moment de la prise qui provoque une courte absence de mémoire. Maintenant je regarde à travers l'objectif de mon père. Du point de vue de mon père: moi il y a quelques années et moi maintenant.M.S.
One moment-May 15, 2002 (2002-2003, 2')“Le décor est une pièce avec un tatami, semblable à celles que l’on trouve dans les hôtels japonais. La pièce apparaît comme une image vidéo en temps réel mais l’image est interrompue par des flashes stroboscopiques composés de plusieurs images du même lieu prises avant ou après. Les photographies racontent l’histoire d’un groupe de femmes qui se sont réunies pour célébrer un événement . Ce morceau mélange des photographie animées avec une piste visuelle et ranime les “souvenirs” qu’un lieu peut contenir.”
The Focus (2003, 2')“Image réelle ou image virtuelle. Qu’est-ce qui peut être vu?”M.S.
Hugo Verlinde Aldebaran (2000, 10')Adébaran est le premier film d’une série d’œuvres consacrées à l’hybridation du corps avec la lumière, la couleur et le rythme. L’unité de cette série de films réside dans la capacité à transformer et à spiritualiser le corps humain par l’utilisation de la lumière, plus précisément d’un film projeté, qui rend possible la matérialisation de motifs abstraits. Le corps devient le seul écran pour des images réalisées à partir de modélisations mathématiques et d’un travail de programmation par ordinateur. Cette rencontre entre corps et lumière évoque la présence d’une énergie singulière et créatrice à l’arrière-plan de toutes formes. H.V.
Dominique Milbéo Cercle de nuages (2004, 8'46") "Espace; Lumière; MouvementLes Nuages sont à la fois image première; lumière; écran; profondeur aux modulations, aux mutations incessantes, dynamiques, ouvertes et fluides.
Le dispositif, une rotation de gauche à droite, permet de filmer en continu le mouvement dans le mouvement; invite le corps à un envol aérien, spirituel; non seulement jeu optique, mais sensation plus physique qui dit notre verticalité.
Le rectangle de visée, et de projection, renvoie à la coupe opérée dans le temps et l'espace .
Temps et espace étirés, sans limites, accentués par la bande son.
Blanc, infini..." D.M.
20 Heures 30
Michael Snow *Corpus Callosum (2001, 92'30")
Le corps calleux (en latin, corpus callosum) est la région centrale du cerveau humain, constituée de tissus nerveux qui transmettent des " messages " entre les deux hémisphères.
Mes hémisphères ont pensé que *Corpus Callosum serait un titre bien choisi car le film décrit ou montre des entre-deux.
*Corpus Callosum met en juxtaposition ou en contrepoint un réalisme de la métamorphose normale (deux exemples extrêmes : grossesse, explosions), au sein d'espaces intérieurs " réels " et crédibles, et des changements de formes " impossibles " (certains rendus possibles par l'animation numérique).
La caméra, puis nous, public, observons les observations des personnes " réelles " dépeintes dans des situations ostensiblement mises en scène. Ce que nous voyons et ce qu'elles " voient " relèvent de croyances changeantes.
Il semble y avoir (malgré l'absence de narration) un héros et une héroïne. Pourtant, d'une scène à l'autre, il s'agit de personnes différentes habillées de façon identique ou modifiées électroniquement.
Le film est composé de tableaux de transformation, c'est une tragi-comédie des variables cinématographiques.
Le son - électronique comme l'image - constitue également une métamorphose permanente. "Système nerveux" du film, il lui est aussi essentiel que l'image. Sur le son et l'image figurent deux hémisphères réunis par l'artiste.
Les " effets " de *Corpus Callosum ont été conçus grâce à Houdini, un logiciel d'infographie mis au point par Side Effects Software à Toronto et par l'équipe de Greg Hermanovic, conseiller animation du film. M.S.
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