Au seuil des
années 20, l’écran
de cinéma explose. L’avant-garde s’empare
de la caméra, bouscule les schémas
et les codes du discours narratif pour poser les
fondements d’un nouveau langage. Les performances
du “ phénomène ” électricité appliquées
au cinéma dans sa technique et ses effets
ont ainsi participé à la naissance
d’une expression personnelle : celle des
plasticiens de la lumière.
En prise directe avec le tumulte et le bouillonnement
d’un environnement en pleine mutation, les
cinéastes vont répliquer et dépasser
le feuilleton et le théâtre filmé par
une rupture des traditions et une expression renouvelée.
En première analyse, l’accélération
des rythmes de la ville calquée sur la cadence
des machines modernes et sur l’utilisation
de nouvelles techniques comme l’électricité,
dans divers domaines tels que l’éclairage
public, la publicité et l’automatisation,
créent les conditions d’une réaction
et d’une prise de conscience. C’est
donc à une critique du présent et
certainement à une spéculation prémonitoire
que vont se livrer les artistes en captant des
ondes de choc et en les imprimant sur la pellicule.
Programme I :Viking Eggeling/ Hans Richter/ Man
Ray/ Marcel Duchamp/ Henri Chommette
Programme II : Peter Kubelka/ Paul Sharits/ Michael
Snow
Programme III :Georges Rey/Vincent Grenier/ Kirk
Tougas
Programme IV :Robert Breer/ Pierre Rovere/ Jenny
Davidson/ Dominique Willoughby/Jean-Michel bouhours
ProgrammesV :Claudine Eizykman
Programme VI :Guy Fihman/ Lazlo Moholy-Nagy/ Bertold
Bartosch/ Charles Blanc-Gatti/ Jean Mitry/ Henri
Valensi
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