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Calendrier des actualités

DISQUES & BOUCLES I

Novembre expérimental #7

Le 18 Novembre 2026

#1 DISQUES & BOUCLES I

Mercredi 18/11, 20h30 – Le Grand Action
Séance d’ouverture présentée par l’équipe de Cinédoc Paris Films Coop, Dominique Willoughby et Camille Blot-Wellens, et par Séverine Gossart de l’Association Marcel Duchamp.

Anémic Cinéma
Marcel Duchamp / Rrose Sélavy
1926, 35 mm (num.), n&b, silencieux, 8’

Lapis
James Whitney
1963-66, 16 mm, couleur, sonore, 10’

“Lapis est peut-être le plus beau et l’un des plus célèbres de tous les films par ordinateur... Whitney est un ‘scientifique de l’âme’, comme les anciens alchimistes dont il s’est beaucoup inspiré... La séquence d’ouverture de Lapis est d’une beauté saisissante : un cadre d’un blanc pur dans lequel, très lentement, se déplace un anneau de milliers de petites particules. Elles se manifestent comme si elles venaient de l’air, se rassemblant et convergeant autour d’une sphère centrale de lumière, s’éclaircissant progressivement, devenant plus complexes, jusqu’à devenir un vaste mandala syncrétique de motifs géométriques intriqués. Ces configurations défient toute définition alors qu’elles tournent avec une grâce implacable au son étrangement inquiétant d’un drone de tamboura.”
– Gene Youngblood

Meshes of the Afternoon
Maya Deren
1943, 16 mm, n&b, sonore, 14’

“Meshes of the Afternoon s’intéresse aux réalités intérieures d’un individu et à la manière dont le subconscient peut développer, interpréter et élaborer un événement apparemment simple et anodin jusqu’à en faire une expérience émotionnelle critique. Le film aboutit à une double fin, dans laquelle il semblerait que l’imaginaire ait acquis une telle force pour la protagoniste, qu’il soit devenu réalité.”
– Maya Deren

Disque 957
Germaine Dulac
1928, 35 mm, n&b, silencieux, 6’

“Disque 957 n’est qu’un petit film dans lequel j’ai cherché à jouer tantôt avec des rythmes, tantôt avec des harmonies suggestives – Il n’y a là aucune prétention, aucune révolution, seulement une recherche de poésie et d’expressions visuelles.”
– Germaine Dulac

Schwechater
Peter Kubelka
1957, 35 mm, n&b et couleur, sonore, 2’

“C’est l’accomplissement du film Schwechater... Je le compare à ma bombe atomique, pour moi c’était la plus puissante minute à l’écran qui soit possible... mais que sont les images ? Des gens buvant de la bière : c’est la chose la plus banale, il n’y a pas de composition, ce n’est rien. Mais le fait que j’aie trouvé que le film n’est pas mouvement, et que j’aie fissuré cet ‘atome’ qui avait alors été pensé comme la plus petite unité (le mouvement était toujours le mouvement, personne n’avait jamais brisé ça) a mené à l’explosion atomique – vous atteignez cette possibilité extrême de puissance sur l’écran.”
– Peter Kubelka

Tango
Zbigniew Rybczynski
1980, numérique, couleur, sonore, 8’

“Vingt-six personnages, représentant vingt-six moments, actions ou plans temporels différents et autonomes, se chevauchent dans l’espace d’une chambre.”
– Agat Films / Ex Nihilo

Demoni
Theodore Ushev
2012, numérique, couleur, sonore, 3’30
Musique de Kottarashky & The Rain Dogs

“Cette esthétique du mouvement perpétuel et des boucles indéfiniment répétées est propice au va et vient, aux corps en rotation, pirouettes, valses, machines, marches, courses animales et humaines, mais également aux répétitions grotesques et aux métamorphoses fantastiques infinies. Demoni les enchaîne à un rythme d’enfer : effondrements et redressements, morts et résurrections, danses et ballets graphiques, courses animales fantasques se répètent et se succèdent frénétiquement.”
– Dominique Willoughby

Plastic Infinite
Sculpture (Reuben Sutherland & Dan Hayhurst)
2014, numérique, couleur, sonore, 6’30

“Plastic Infinite est un disque vinyle animé de 7 pouces de Sculpture, sorti en janvier 2014. En tant que disque, objet de tromperie perceptive et film à part entière, cet objet matériel sert de support à de multiples versions de lui-même, reconfigurables à l’infini. L’une de ces versions possibles est ce court métrage, dans lequel une animation abstraite évoquant les structures élémentaires, la biologie et le paysage se mêle à un son hypnotique au sein d’un voyage polymédia.”
– Sculpture

Plongeon ou le Grand Disque
Dominique Willoughby
2005-06, numérique, couleur, sonore, 5’
Musique de Jacques Dudon

“Plongeon ou le Grand Disque est le premier film réalisé avec le dispositif du Grand Disque stroboscopique de 2 mètres de diamètre conçu par Dominique Willoughby et réalisé par Achay Doan, qui permet une nouvelle forme de peinture animée stroboscopique, adaptation contemporaine des disques stroboscopiques et phénakistiscopes du 19ᵉ siècle inventés en 1833 par Joseph Plateau et Simon Stampfer. Du trait et de la ligne à un être animé, serpentin, poisson, humain nageant, volant, plongeant dans un espace sans fond simultanément en expansion et en récession, de la naissance à la désintégration stellaire, indéfiniment, nageant sans fin dans les boucles et les spires.”
– Cinédoc Paris Films Coop

Durée de la séance : 62 minutes

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Billetterie et infos pratiques : https://www.legrandaction.com/films/XXXX/ (Tarif unique 6 € – Cartes CIP / UGC / MK2 / CinéPass acceptées)