FR EN

Nos réalisations

Ciné-club Cinédoc

Californie - Frontière visuelle

Le 02 Septembre 2021

CINÉ-CLUB • CALIFORNIE, FRONTIÈRE VISUELLE
 
2 septembre à 20h au Studio des Ursulines (Paris 5).
 
Deux films emblématiques de l’esthétique expérimentale californienne, de la région de San Francisco à celle de Los Angeles, des années 60 aux années 70, marqués par des compositions filmiques complexes et subtiles, en forme de paysages visuels et sonores composites et métamorphiques. Une conquête visuelle des espaces hétéroclites de la côte Ouest.
 
Castro Street
Bruce Baillie
10’, 1966, 16mm
"Inspiré d'un exercice de Satie - un film en forme de rue - Castro Street qui court le long de la raffinerie de la Standart Oil à Richmond en Californie... des aiguillages d'un côté, et de l'autre des réservoirs, des cheminées et des bâtiments - la rue et le film se terminant sur une entreprise de bois.
Tous les éléments sonores et visuels proviennent de cette rue, progressant du début à la fin de la rue en noir et blanc, un plan étant en couleur. L'emergence d'un long plan sur un aiguilleur (un solo noir et blanc) est pour le cinéaste l'image essentielle de la conscience."
Bruce Baillie, New York Film-makers' Coop Catalogue n°6, 1975.
(Traduction: Dominique Willoughby)
 
Water and Power
Pat O'Neill
55', 1979-89, 35mm
"Son titre vient de la zone de Los Angeles. Une grande partie du film a été tiré dans la vallée d'Owens et est une métaphore au sujet de l'échange de l'énergie entre deux endroits. Il concerne également l'eau, dans tous ses états, et sur le mouvement cyclique : les planètes, les marées, la rotation implicite de l'appareil-photo sur son axe, et les actions réitérées des interprètes. Ce sont également des citations des films plus anciens et de leurs bandes sonores : parfois leurs paysages deviennent continus avec ceux du présent. L'habitation humaine dans ce désert est effilée et risquée."
Pat O'Neill

Retour