FR EN
Jeudi
30
« 2022 2024 »
Novembre 2023
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930

Calendrier des actualités

Novembre Expérimental #4

Soirée de clôture : Caméras, décadrages, performances

Du 30 Novembre 2023 Au 01 Décembre 2023

✸ CAMÉRAS, DÉCADRAGES, PERFORMANCES ✸
 
 
Pour clôturer Danses de films / Novembre Expérimental #4, Cinédoc occupe le Consulat le temps d’une soirée festive et dansante, avec la complicité de la Compagnie DCA - Philippe Decouflé, de l’association Braquage et de l’artiste Noé Balthazard. La soirée comprendra un court programme de films en 16mm et en numérique autour de la danse des caméras et des cadres, ainsi que des performances et installations film/danse, suivies d’un moment de convivialité dansante porté par une sélection musicale concoctée pour l’occasion. Les spectateur.rice.s seront alors invité.e.s à circuler parmi de multiples écrans, projecteurs et caméras, jusqu’à investir la piste de danse avec leurs propres mouvements et avatars ciné-chorégraphiques.
 
Au programme :
 
— 20h - Projection - Durée 35’ —
 
♦ Study in choreography for camera
Maya Deren
1945, 16mm, n&b, silencieux, 2’30
 
“J’ai avant tout conçu ce film comme un échantillon de ciné-danse – à savoir une danse si intimement liée à la caméra et au montage qu’elle ne peut pas être “exécutée” comme telle ailleurs que dans ce film particulier. Dans le court espace de ce film (limité par les problèmes financiers de production) je n’ai pu que suggérer les potentialités d’une telle forme. C’est mon espoir le plus sincère que la ciné-danse se développera rapidement et que, dans l’intérêt de ce développement, une nouvelle ère de collaboration entre danseurs et cinéastes s’ouvrira – au cours de laquelle ils mettront en commun leurs énergies et leurs talents créatifs au service d’une forme d’art intégrée.”
– Maya Deren
 
♦ Rhythmus 21 & 23
Hans Richter
1921-23, 16mm, n&b, sonore, 7’
 
“Je me mis à filmer des suites de rectangles et de carrés de papier de toutes grandeurs, allant du gris foncé au blanc. Le rectangle et le carré me fournissaient une forme simple, un élément dont je pouvais sans peine contrôler le rapport avec le rectangle de l'écran. Mes rectangles et mes carrés de papier, je les fis alors s'agrandir et disparaître, se mouvoir par saccades ou par glissements, non sans calculer les temps avec soin, et selon des rythmes déterminés. (...) Ce faisant, j'éprouvais une sensation nouvelle, qui me fit rejoindre mes toutes premières expériences artistiques : la sensation du rythme. Je suis encore aujourd'hui persuadé que le rythme, c'est-à-dire l'articulation d'unités de temps, constitue la sensation par excellence que peut procurer toute expression du mouvement dans l'art du cinéma.”
– Hans Richter
 
♦ Exposed
Siegfried Fruhauf
2001, 16mm, n&b, sonore, 9’
 
“C'est avec Exposed que Fruhauf signe une réussite totale du système de l'accélération, de l'expansion et de l'exposition. L'écran est d'abord presque noir ; quelques rares rectangles blancs le traversent de gauche à droite et de droite à gauche, lentement, découvrant parfois, comme un cache mobile, un fragment de silhouette : une jeune fille tournant sur elle-même, s'entraînant seule à quelques pas de danse. Le défilé des cadres s'accélère, ils passent comme des bancs de poissons-miroirs, avec une sorte de rythme liquide, pulsation, battement de sang (...). Une autre image arrive progressivement ; elle ne s'accorde pas avec le plan décomposé de la jeune fille mais s'insère à la fois dans son rythme et dans sa construction figurative : c'est un jeune homme regardant par le trou d'une serrure, sans doute rectangulaire. Le voyeur entre dans la danse…”
– Cyril Beghin
 
♦ Lights
Marie Menken
1966, 16mm, couleur, silencieux, 6’50
 
“Parce qu’il met en scène des mouvements de lumière, c’est le film Lights qui illustre de la façon la plus épurée la capacité de Menken à révéler les formes par le mouvement. Le film débute par un gros plan sur des décorations d’un sapin de Noël. Des cloches de couleur sont filmées d’en-dessous, la caméra tourne autour du sapin au rythme de la marche. Elle regarde, semble chercher quelque chose, se faufile parmi les objets, puis, dans un mouvement de lâcher prise, elle commence à se secouer, à osciller rapidement comme un enfant pourrait le faire pour voir ce que cela fait, ou pour s’étourdir. (...) C’est alors que la surface de l’image se trouble, devient plus abstraite, et que les formes lumineuses se transforment en trainées de lumières.”
– Stéphanie Herfeld
 
♦ Confina-dance
Noé Balthazard
2023, numérique, couleur, sonore, 3’20
 
“À partir de danses réalisées pendant les confinements successifs, cette installation pouvant se décliner sur un ou vingt-quatre écrans joue des split-screens et des juxtapositions pour dévoiler la solitude, la folie, mais aussi l'énergie folle de corps enfermés et pourtant bien vivants. Mimant les fenêtres de visioconférence et les vignettes de réseaux sociaux, le film interroge ce qui nous lie lorsque le monde nous déconnecte. Dépassant la forme du journal de confinement, le dispositif se veut atemporel, ne retenant comme chronologie que celle du rythme et de la démultiplication.”
– Noé Balthazard
 
♦ Film des cadres
Philippe Decouflé
1998, numérique, n&b, sonore, 4’
 
“[Dans Shazam] Est projeté « le film des cadres », chef-d’œuvre d’ingéniosité, œuvre muette appuyée par l’orchestre. Plus tard viendra « le tableau des cadres » qui recrée la séquence du début en direct pour que le public soit confronté au « comment ça marche ». Les danseurs jouent donc en boucle la même séquence comme une répétition et démarrent « la vraie prise » filmée par deux caméras en champ / contre-champ travaillant la profondeur illusoire de l’image et la réalité scénique.”
– Sébastien Bazou
 
♦ Fête de femmes à l’université de Vincennes
Barbara Glowczewska
1977, numérique, couleur, silencieux, 3’
 
“Elles étaient des milliers à danser à l'Université libre de Paris 8 dans le Bois de Vincennes où nous suivions les cours de Claudine Eizykman et Guy Fihman, ainsi que ceux de Gilles Deleuze. Un feu de joie partagée par toutes les générations. Avec ma soeur Magda, ma mère Bozena, ma grand-tante Hanna, Laurence et toutes les copines.”
– Barbara Glowczewska
 
À partir de 21h - Performances & installations
 
♦ Novembre
Solo Michou
Chorégraphie : Philippe Decouflé
Danseuse : Lisa Robert
Film peint : Dominique Willoughby
Projection : Loran Radanović
Musique : Parazite
Système Sonore : Spot Phelizon, Joëlle Colombeau
 
“Joué 5 fois au Théâtre du Musée Grévin en 1990, Novembre fut la première version par la compagnie DCA Philippe Decouflé de ce qui allait devenir Triton… Un Solo de trois minutes de Michèle Prélonge aka Michou apparaissait dans le faisceau d’un projecteur 16 mm avec un film de Dominique Willoughby peint à l’aérographe sur la pellicule.”
– Dominique Willoughby
 
♦ À la fin, tout disparaît
Performance proposée par l’association Braquage.
Danseuse : Anna Rousseau
Musique : Glenn Marzin
Projection : Sébastien Ronceray
 
“Dans une salle obscure, la danseuse Manon Ricupero apparaît devant un écran. Elle est éclairée uniquement par le faisceau d’un projecteur 16mm placé en face d'elle. Vêtue de noir, elle commence progressivement à danser en évoluant dans l’espace délimité par le rectangle de lumière. La lumière et la musique (jouée par Glenn Marzin) participent à la composition ascendante d’une chorégraphie de la disparition. Le titre de cette performance, À la fin tout disparaît s’inspire de celui du premier film du cinéaste d’origine néo-zélandaise Len Lye : Tusalava (1929).”
– Braquage
 
♦ Bal Blanc
Restitution du célèbre Bal Blanc de Man Ray, organisé en juin 1930 dans la demeure parisienne du Comte et de la Comtesse de Pecci-Blunt.
“Je louai un projecteur que j’installai à un étage supérieur dans une pièce donnant sur le jardin. J’avais découvert un vieux film coloré de la main de Méliès, pionnier du cinéma français. Les couples blancs dansant sur la piste formaient une sorte d’écran mouvant sur lequel je projetai le film. Des fenêtres de la maison, ceux qui ne dansaient pas regardaient. C’était un spectacle féérique.”
– Man Ray
 
♦ M'accorderiez-vous cette danse? demanda C++
Performance intéractive par Noé Balthazard
 
"Le programme conçu par Noé Balthazard réagit aux mouvements des corps dansant devant lui. Dès lors, la danse s’accompagne d’un autre mouvement : celui des particules lumineuses projetées sur l’écran. Entre cinéma et art vivant, la danse ainsi créée est à la fois réelle et virtuelle, programmée et spontanée, physique et visuelle. Le danseur ou la danseuse entre alors dans un dialogue avec la machine qui est aussi un dialogue avec ses propres mouvements : il ou elle fait danser l’image autant, et parfois plus, qu’il ou elle ne veille à ses pas. La machine devient ainsi la source de nouvelles chorégraphies, comme une danse de couple où le guide n’est pas réellement là, et où les partenaires ne sont pas de même nature."
– Noé Balthazard
 
— À partir de 21h30 —
 
♦ DJ Set avec Ana Leorne
Artiste, chercheuse et écrivaine à la croisée des cultures musicales et visuelles, Ana Leorne mixe régulièrement à Paris, et son programme mensuel Comète Sauvage peut être écouté sur Pigalle Paris Radio. Elle apportera à la soirée une sélection musicale ésotérique et choréique, croisant cultures, continents, époques et imaginaires cinématographiques sous le signe de la piste de la danse.
https://www.mixcloud.com/analeorne/
 
 
INFOS PRATIQUES
Le Consulat
14, avenue Parmentier, 75011
Tarif de base : 5 €
Tarif solidaire : 10 €
Tarif réduit (demandeur d’emploi, étudiant) : prix libre à partir de 3 €
Métro Père Lachaise (2 et 3), Voltaire (9), Saint-Ambroise (9)