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Cinéma Underground

Vidéodrome 2 • Marseille

Du 05 Février 2022 Au 06 Février 2022

Une proposition de Mireille Laplace pour Grains de lumière.

Dès le milieu des années 50, les figures de Burroughs, Kerouac, Ginsberg, Watts...imposent les grands thèmes d’un nouveau mode d’être : voyage-errance, expériences hallucinogènes, refus de la réussite sociale et de la norme sexuelle, référence aux philosophies orientales. La guerre du Vietnam plus tard apportera la dimension politique.

La “Beat Generation” n’est pas l’underground mais prépare la toile de fond de la contestation sociale et de la rupture esthétique. (Les techniques d’écriture d’un Burroughs ne sont pas si éloignées du travail filmique de certains cinéastes underground)

L’underground sera un mouvement artistique urbain : New-York, San Francisco, Rome, Paris, Londres, Hamburg... La contestation radicale des cinéastes underground com- mencera bien évidemment par une critique féroce, mais ambivalente, d’Hollywood qui broie toute tentative créatrice. Kenneth Anger et Andy Warhol pasticheront les mythes hollywoodiens en exhibant la charge sexuelle qu’Hollywood s’acharne à masquer par peur des scandales.

Le cinéma underground américain des années 60 traversera l’Atlantique quelques années plus tard. Revisité plus d’un demi-siècle après sa naissance, le cinéma underground apparaît comme un âge d’or de la création esthétique, faisant exploser par sa critique radicale tous les tabous d’une société puritaine. Provocation, dérision, ironie, création de mythes, l’underground a ciselé non seulement des œuvres, mais aussi une image de ses hérauts, démoniaques, inquiétante pour les uns, luxuriante, flamboyante, vivante et vibrante pour les autres.

Mouvement complexe, sophistiqué, et protéiforme, l’underground ne se laisse pas réduire en un concept unificateur. Des années 50 aux années 70, des États-Unis à l’Europe en passant par le Japon, nombreux sont les chemins de traverse. Il n’y a pas une voie royale balisée pour saisir le cinéma underground mais une pluralité de sentiers qu’il est nécessaire d’aller explorer pour en saisir toute la richesse.

  

SAMEDI 5 FÉVRIER - 20h30

PSYCHÉDÉLISME

- Visa de censure de Pierre Clémenti, 1967, France, 43 min, 16mm

 

DIMANCHE 6 FÉVRIER - 20h30

MÉDITATION, MAGIE ET EFFLUVES PLANANTES

- Castro Street de Bruce Baillie, 1966, USA, 10 min, 16 mm

- Unerreichbar Heimatlos de Klaus Wyborny, 1978, Allemagne, 25 min

https://www.videodrome2.fr/cinema-marseille/